Génération Z, le prochain buzz médiatique?
Le présent se renouvelle sans cesse, d’où l’intérêt de détecter les nouvelles tendances, si l’on veut se repérer dans un monde changeant.
Après la génération du Baby Boom, hédonistes qui n’ont finalement pas réussi à ne pas respecter les hiérarchies… Après la génération X, nihilistes victimes des années d’apparition du chômage et du SIDA… Après la génération Y, zappeurs accros aux technologies et difficiles à motiver… Que nous réserve l’avenir?
Les décrypteurs de tendances sont déjà aux aguets pour tâcher de cerner les profils des nouveaux arrivants. L’objectif est toujours de découvrir des caractéristiques inédites à la génération suivante.
Pour l’instant, la génération Z ne travaille pas encore. La législation française ne le permet pas, sauf pour quelques jobs d’appoint, puisque cette génération regroupe les personnes nées après 1995 (ou après 2001, selon les analyses). Les responsables RH et les managers ont donc encore un peu de répit devant eux… Mais ce n’est pas le cas de leurs collègues du marketing, qui suivent déjà ces jeunes pousses de près.
Pour l’instant, les informations disponibles sur la génération Z restent éparses et ne forment pas forcément un ensemble cohérent. Certains utilisent l’appellation « génération Z » pour désigner les accros aux technologies, mais n’oublions pas que la génération Y a déjà été décrite de la même manière. A la différence près que les jeunes Z sont des « digital natives ». Certains soulignent que les moins de 15 ans grandissent dans un monde marqué par les attentats du 11 septembre 2001 et une crise économique majeure, ce qui permet de comparer cette génération à celle qui a grandi pendant la grande dépression des années 1930 (ce qui rejoint le modèle proposé par Strauss et Howe dans un ouvrage paru en 1991). En surfant un peu sur le web, on peut même trouver des articles selon lesquels le marketing doit s’adapter à une génération Z désireuse de consommer plus éthique que ses aînés, et exprimant des valeurs teintées de conservatisme. Les jeunes Z, marqués par des temps instables et descendants directs de la « génération sacrifiée » (génération X), aspireraient à la sécurité et la stabilité.
La génération Z, futur eldorado des recruteurs? La génération Y, décriée parce que trop impatiente, zappeuse, instable et tournée vers le fun, n’aurait donc qu’à bien se tenir! Mais si les Y sont alors devenus managers, la génération Z s’intégrera-t-elle dans les entreprises?
Les ressources humaines promettent encore d’être passionnantes…